A Family of Nomads

 
 

 "Apart from the fact that neither one of us could speak Tamazight (the Berber language), how were we going to explain what we were doing knocking on their tent flaps? "

 
 

/ en /

There are no shortcuts from Oujda to the deserts that run down eastern Morocco along the Algerian border. I believe there’s a small airport in a remote town called Errachidia but you certainly aren’t going to find a low-cost airline that flies there, which basically leaves you with two options, a full day’s drive from Fez or an even longer drive from Marrakech.

It was the smattering of dark nomadic tents just outside Midelt that captured our attention. Sophia was determined to go in for a closer inspection but I must admit that as we strolled out across the grassy plain I was a bit nervous. Apart from the fact that neither one of us could speak Tamazight (the Berber language), how were we going to explain what we were doing knocking on their tent flaps? Halfway there, with 200 metres to go, we were spotted. I slowed my pace. I could now see family members beginning to gather out the front of the tent. I slowed down even more. A line of waving hands quickly went up and a spring was instantly injected back into my step.

Their basic black tents, open at the front, didn’t seem to me to offer much protection from the elements, but as I knelt at the opening of one of them I felt the warmth from layers of colourful handmade carpets lining the ground and piled high in the rear of the tent – ready for sale on their next journey to town. We were quickly offered bread and dates, staple elements of a nomadic diet (milk, mint tea and the occasional butchered goat or sheep make up the rest). One of the girls was pregnant and hoped that if we returned we would bring her some baby clothes, possibly to trade for one of her family's rugs. The youngest boy piped up and added a bicycle to the list.

We spent hours with this incredible family trading smiles and simply enjoying each others' company without the need for too much dialogue. Before we knew it the day had slipped away, so they walked us back to the road and we were on our way again, desert bound.

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 Il fallait marcher dans les herbes hautes et je me sentais un peu nerveux de rencontrer des familles de nomades berbères alors que ni l'un ni l'autre n'étions capable de parler leur langue (le Tamazight) et de justifier notre venue.

 

/ fr /

Étant à Oujda, à l'extrême Nord Est du Maroc nous décidons de rejoindre le désert marocain à l'extrême sud, à Merzouga. Il n'y a pas de route directe au départ d'Oujda ni d'aéroport proche de Merzouga. Nous devons prendre la route qui passe par Fès et Midelt.

Après Midelt, dans la plaine, nous avons vu plusieurs tentes de nomades et comme à chaque fois Sophia a décidé de s'arrêter pour aller les voir. Il fallait marcher dans les herbes hautes et je me sentais un peu nerveux de rencontrer des familles de nomades berbères alors que ni l'un ni l'autre n'étions capable de parler leur langue (le Tamazight) et de justifier notre venue. Il nous restait 200m à parcourir quand toute la famille s'attroupa autour de la première tente et nous firent des signes de la main pour nous inviter à les rejoindre. Nous étions rassurés et curieux de les rencontrer.

La tente était noire, assez grande avec une ouverture sur le devant et à première vue ne semblait pas offrir beaucoup de protection contre les intempéries et le froid. Mais lorsque je me suis  agenouillé pour entrer, j'ai ressenti la chaleur provenant des couches de tapis colorés et fait à la main, qui tapissaient le sol, et dont certains étaient entassés à l'arrière de la tente, prêts à être vendus lors de leur prochain voyage vers la ville la plus proche. Dans la tradition de bienvenue, on nous offrit des dattes et du pain avec du lait et du thé à la menthe. Les nomades se nourrissent essentiellement de ces aliments avec occasionnellement de la viande de chèvre ou de mouton. L'une des jeunes filles était enceinte et comme nous avons promis de revenir elle nous proposa d'échanger un tapis qu'elle avait fabriqué contre des habits de bébé. Le plus jeune garçon en profita pour ajouter à la liste une bicyclette.

Quelle famille incroyable. Nous avons passé des heures à nous sourire mutuellement et à profiter tout simplement de la présence de l’autre, par de simples échanges de mots. Et avant même que l’on s’en rende compte, le temps s’était écoulé et la journée arrivait à sa fin. Il nous raccompagnèrent sur le bord de la route et nous voilà en chemin pour le désert.

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